Voyage en Provence :
Jeudi matin 39 d'entre nous s'apprêtent à vivre ensemble le grand week-end de l'Ascension en Provence.
En dépit des mauvais augures venus de ciel nous atteignons sains et saufs notre première halte.
Notre groupe se retrouve aux grottes de Trabuc situées non loin d'Anduze dite la porte des Cévennes.
Encore une grotte direz-vous, avec cascades figées, stalagmites et stalagtites, parcours bitumés et éclairés, avec en plus
l'anonement du guide et ses astuces vaseuses. C'est oublier la spécificité de cette cavité, specificité unique au monde
à ce jour baptisée " Les 100.000 soldats ". Il s'agit de pointes minérales serrées et drues à souhait, telles les pointes
d'un Fakir couvrant des dizaines de mètres carrés. Elles apparaissent dans une sorte de plaine derrière une barrière
de calcite de 30 à 40 cm. de haut, surnommée en l'occurence " La Muraille de Chine ".
L'origine de ce phénomène est inconnu, et toutes les recherches n'ont pu qu'établir que la croissance moyenne de ces pitons
était de 1 millimètre par millénaire.
Puis après le repas ou pique-nique pris au gré de chacun dans le Parc d'une auberge nous voici à la Bambouseraie d'Anduze.
Il faut toute la dextérité de notre chauffeur pour insérer son véhicule dans l'unique place disponible, tant ce lieu
unique en Europe est fréquenté.
Cette Bambouseraie est bien sûr une forêt de 150 espèces de bambous, herbes à la croissance ahurissante, allant
jusqu'à 1 mètre par jour. Elle est aussi un merveilleux jardin botanique.
Nous ne citerons que ces jeunes Séquoias âgés seulement de 130 ans et dont l'espérance de vie est de 3000 ans,
mais déjà hauts de 30 mètres.
Citons également cet arbre rescapé des premiers âges de la terre appelé Ginkgo Biloba. Ce végétal existe en deux sexes
et les oeufs pondus par la femelle sont fécondés par la semence du mâle.
Chose encore plus étrange, quand mâle et femellene sont pas trop éloignés ils penchent l'un vers l'autre, et s'ils
sont trop rapprochés, ils s'enlacent à jamais.
Plus bizarre, si le port du mâle est dressé, celui de la femelle est penché, comme un signe de soumission.
Oui,... c'est bien là un vestige du passé.
Il faut hélas abréger cette visite, car le week-end ne fait que commencer et notre première étape est encore lointaine.
C'est seulement vers 21 h.30, en pleine nuit sous la pluie que nous atteignons le VVF de Giens. Malgré l'heure tardive
l'accueil est chaleureux ainsi que l'excellence du dîner qui nous fait oublier les turpitudes de la route.
Le confort de nos quartiers nocturnes aidant, le petit matin nous retrouve frais et dispos pour la traditionnelle excursion aux Iles.
La traversée entre le Continant et l'Ile de Porquerolles s'effectue sans problème et grâce à la coque transparante du bateau nous
apercevons les fonds marins. Mais à 9 heures du matin seuls les petits Sars sont de sortie sur fond d'algues et de rochers.
Mérous, Homards et Pieuvres géantes dorment encore.
Sur le quai de Porquerolles les groupes se forment : les flâneurs et promeneurs d'une part, les randonneurs de Denis d'autre part;
ces derniers devant s'élancer courageusement à l'assaut du Sémaphore qui culmine à 142 mètres d'altitude.
Cette randonnée est plutôt une promenade; les sentiers sont multiples, bien dégagés et parcourus par des vélos tout terrain.
Notre itinéraire improvisé au grés des carrefours nous conduit aux gorges du Loup, au phare, bien sûr au sémaphore, également
aux installations de visée des missiles, aussi au fort de la Repentance et enfin à la plage Notre-Dame ou quelques courageux goûtent
aux joies des bains de mer.